Configuration du système


Table des matières

Information sur le système de fichiers

Qu'est-ce que fstab ?

Sous Linux, toutes les partitions utilisées par le système doivent être listées dans /etc/fstab. Ce fichier contient l'information relative aux points de montage de ces partitions (où elles se situent dans le système de fichiers de Linux), à la façon dont elles sont montées (décrite par des options spéciales) et aux circonstances de leur montage (qui peut être automatique ou non, sous le contrôle des utilisateurs ou non, etc.). (N.D.T. : Bien que l'on emploie fréquemment l'expression "monter une partition", il serait plus exact de dire que l'on monte le système de fichiers présent sur la partition, et non pas la partition elle-même.)

Créer /etc/fstab

/etc/fstab emploie une syntaxe particulière. Chaque ligne contient six champs séparés par des blancs (un ou plusieurs espaces ou tabulations, ou encore un mélange d'espaces et de tabulations). Chaque champ a une signification particulière :

Vous devez modifier le fichier /etc/fstab qui a été installé par Gentoo, car celui-ci n'est qu'un exemple et votre système ne démarrera pas si vous le laissez tel quel. Ouvrez nano (ou votre éditeur favori) pour créer votre /etc/fstab :

Exemple de code 1 : Ouvrir /etc/fstab
# nano -w /etc/fstab

Jetons un coup d'oeil à la façon d'écrire l'entrée correspondant à la partition /boot. Il ne s'agit que d'un exemple, aussi ne le copiez pas si votre architecture ne requiert pas de partition /boot (par exemple sur un PPC).

Dans notre exemple de stratégie de partitionnement par défaut pour les systèmes x86, /boot est sur la partition /dev/hda1 dans un système de fichiers ext2. Il doit être vérifié au démarrage. Nous écrivons donc :

Exemple de code 2 : Exemple d'une ligne pour /boot dans /etc/fstab
/dev/hda1   /boot     ext2    defaults        1 2

Certains utilisateurs ne désirent pas que leur partition /boot soit montée automatiquement au démarrage pour des raisons de sécurité. Dans ce cas, il convient de remplacer defaults par noauto. Ceci signifie que la partition /boot devra être montée manuellement avant chaque usage, par exemple pour installer un nouveau noyau et configurer grub.

Afin d'améliorer les performances, la plupart des utilisateurs devraient ajouter l'option noatime au champ options de montage, ce qui donnera un système plus rapide puisque les temps d'accès ne seront pas consignés. De toute façon, vous n'en avez généralement pas besoin.

Exemple de code 3 : Une ligne améliorée pour /boot dans /etc/fstab
/dev/hda1   /boot     ext2    defaults,noatime     1 2

Poursuivons l'exemple avec ces trois lignes qui détaillent les partitions montées sur /boot et sur /, et la partition de la mémoire virtuelle :

Exemple de code 4 : Trois lignes de /etc/fstab
/dev/hda1   /boot     ext2    defaults,noatime       1 2
/dev/hda2   none      swap    sw                   0 0
/dev/hda3   /         ext3    noatime              0 1

Pour terminer, vous devriez ajouter des entrées pour /proc, tmpfs (nécessaire) et pour votre lecteur de CD-ROM (et, bien sûr, pour vos autres partitions et vos autres disques, si vous en avez).

Exemple de code 5 : Un exemple complet de /etc/fstab
/dev/hda1   /boot     ext2    noauto,noatime       1 2
/dev/hda2   none      swap    sw                   0 0
/dev/hda3   /         ext3    noatime              0 1

none        /proc     proc    defaults             0 0
none        /dev/shm  tmpfs   nodev,nosuid,noexec  0 0

/dev/cdroms/cdrom0    /mnt/cdrom    auto      noauto,user    0 0

L'option auto indique à mount de tenter de deviner le type du système de fichiers (ce qui est recommandé pour les périphériques amovibles puisqu'ils peuvent contenir différents types de systèmes de fichiers). L'option user permet aux utilisateurs (autres que root) de monter le système de fichiers (en l'occurrence celui présent sur le CD-ROM).

Utilisez l'exemple ci-dessus pour créer votre /etc/fstab. Si vous utilisez un système SPARC, vous devriez également ajouter la ligne suivante à /etc/fstab :

Exemple de code 6 : Ajouter le système de fichiers openprom à /etc/fstab
none        /proc/openprom  openpromfs    defaults      0 0

Relisez votre /etc/fstab, sauvegardez, puis quittez l'éditeur.

Information réseau

Nom d'hôte, nom de domaine, etc.

Une des choses que chaque utilisateur doit faire est nommer son PC. Cela peut sembler aisé, mais de nombreux utilisateurs ont bien du mal à trouver un nom approprié pour leur PC-Linux. Afin d'accélérer les choses, dites-vous que le nom que vous choisissez maintenant pourra être changé plus tard. Si vous êtes embêté, nommez temporairement votre système tux et choisissez homenetwork comme nom de domaine.

Nous utiliserons ces valeurs dans les exemples suivants. Premièrement, définissons le nom d'hôte :

Exemple de code 7 : Définir le nom d'hôte
# nano -w /etc/conf.d/hostname

(Définissez le nom de votre machine :)
HOSTNAME="tux"

Deuxièmement, définissons le nom de domaine :

Exemple de code 8 : Définir le nom de domaine
# nano -w /etc/conf.d/domainname

(Définissez le nom de votre domaine :)
DNSDOMAIN="mondomaine"

Si vous avez un domaine NIS, vous devez également le définir : (Si vous ne savez pas ce qu'est un domaine NIS, vous n'en avez certainement pas.)

Exemple de code 9 : Définir le domaine NIS
# nano -w /etc/conf.d/domainname

(Définissez le nom de votre domaine NIS:)
NISDOMAIN="mondomaineNIS"

Maintenant, ajoutez le script domainname au niveau d'exécution "default" :

Exemple de code 10 : Ajouter domainname au niveau d'exécution "default"
# rc-update add domainname default

Configurer le réseau

Si vous éprouvez une sensation de déjà-vu, souvenez-vous que les paramètres réseau que vous avez définis au début de l'installation ne concernaient que l'installation elle-même. Vous devez maintenant vous attarder à la configuration permanente du réseau pour votre système Gentoo.

Note : Ce manuel détaille la configuration réseau, y compris les ponts, le couplage d'interface, les réseaux 802.1Q et sans fil, plus loin.

Toute l'information réseau est rassemblée dans /etc/conf.d/net. Ce fichier utilise une syntaxe simple mais pas nécessairement intuitive si vous ne savez pas comment paramétrer manuellement un réseau. Pas d'inquiétude, tout vous sera expliqué. Un exemple commenté complet se trouve dans le fichier /etc/conf.d/net.example.

DHCP est utilisé par défaut et ne demande aucune intervention de votre part.

Si vous devez configurer votre réseau soit pour spécifier des options particulières pour DHCP, soit parce que vous n'utilisez pas DHCP, ouvrez le fichier /etc/conf.d/net avec votre éditeur favori :

Exemple de code 11 : Ouvrir /etc/conf.d/net
# nano -w /etc/conf.d/net

Vous devriez voir le fichier suivant :

Exemple de code 12 : Fichier /etc/conf.d/net par défaut
# This blank configuration will automatically use DHCP for any net.*
# scripts in /etc/init.d.  To create a more complete configuration,
# please review /etc/conf.d/net.example and save your configuration
# in /etc/conf.d/net (this file :]!).

Pour entrer une adresse fixe, un masque de réseau et une adresse de passerelle, vous devez définir config_eth0 et routes_eth0 :

Exemple de code 13 : Définir une adresse statique pour eth0
config_eth0=( "192.168.0.2 netmask 255.255.255.0 brd 192.168.0.255" )
routes_eth0=( "default gw 192.168.0.1" )

Pour utiliser DHCP et lui passer des options, définissez les variables config_eth0 et dhcp_eth0 :

Exemple de code 14 : Obternir une adresse IP automatiquement avec DHCP
config_eth0=( "dhcp" )
dhcp_eth0="nodns nontp nonis"

Le fichier /etc/conf.d/net.example contient une série d'exemples commentés pour vous aider à configurer votre réseau.

Si vous avez plusieurs interfaces réseau, créez des variables iface_eth supplémentaires telles que iface_eth1, iface_eth2, etc.

Sauvegardez votre configuration, puis quittez l'éditeur afin de poursuivre.

Activer les connexions réseau automatiquement au démarrage

Pour que vos interfaces réseau soient activées automatiquement lors du démarrage, vous devez les ajouter au niveau d'exécution "default". Si vous avez des interfaces PCMCIA, vous devriez ignorer cette section puisque les interfaces PCMCIA sont activées par le script PCMCIA.

Exemple de code 15 : Ajouter net.eth0 au niveau d'exécution "default"
# rc-update add net.eth0 default

Si vous avez plusieurs interfaces réseau, vous devez créer les scripts appropriés (net.eth1, net.eth2 etc.). Pour ce faire, utilisez ln :

Exemple de code 16 : Créer des scripts d'initialisation supplémentaires
# cd /etc/init.d
# ln -s net.eth0 net.eth1
# rc-update add net.eth1 default

Noter l'information relative au réseau

Vous devez maintenant fournir à Linux l'information relative à votre réseau. Cela est défini dans /etc/hosts et permet de faire le lien entre les noms d'hôtes et les adresses IP pour les hôtes qui ne sont pas gérés par le serveur de noms. Par exemple, si votre réseau interne consiste en trois ordinateurs nommés jenny (192.168.0.5), benny (192.168.0.6) et tux (192.168.0.7 - le présent système), vous devriez ouvrir /etc/hosts et y inscrire :

Exemple de code 17 : Ouvrir /etc/hosts
# nano -w /etc/hosts

Exemple de code 18 : Noter l'information réseau
127.0.0.1     localhost
192.168.0.5   jenny.homenetwork jenny
192.168.0.6   benny.homenetwork benny
192.168.0.7   tux.homenetwork   tux

Si votre système est le seul système en présence (ou si votre serveur de noms gère la résolution de tous les noms d'hôtes), une seule ligne suffit. Par exemple, si vous voulez appeler votre système tux :

Exemple de code 19 : /etc/hosts pour les PC solitaires ou complètement intégrés
127.0.0.1     localhost tux

Sauvegardez et quittez l'éditeur afin de poursuivre.

Si vous n'avez pas de PCMCIA, vous pouvez maintenant poursuivre avec Information système. Les utilisateurs de PCMCIA devraient lire ce qui suit :

Facultatif : Activer PCMCIA

Note : pcmcia-cs est uniquement disponible sur les plates-formes x86, AMD64 et PPC.

Les utilisateurs de PCMCIA devraient d'abord installer le paquet pcmcia-cs. Les utilisateurs de noyaux 2.6.x doivent aussi installer ce paquet même si les pilotes installés par ce paquet ne seront pas utilisés. Il faut utiliser USE="-X" pour éviter que xorg-x11 ne soit installé dès maintenant.

Exemple de code 20 : Installer pcmcia-cs
# USE="-X" emerge pcmcia-cs

Lorsque pcmcia-cs est installé, ajoutez pcmcia au niveau d'exécution "default".

Exemple de code 21 : Ajouter pcmcia au niveau d'exécution "default"
# rc-update add pcmcia default


Information système

Mot de passe root

Pour commencer, définissons le mot de passe root en tapant :

Exemple de code 22 : Définition du mot de passe root
# passwd

Si vous voulez pouvoir vous identifier en tant que root en passant par la console série, ajoutez tts/0 à /etc/securetty :

Exemple de code 23 : Ajout de tts/0 à /etc/securetty
# echo "tts/0" >> /etc/securetty

Informations sur le système

Gentoo utilise /etc/rc.conf pour la configuration générale qui s'applique à l'ensemble du système. Ouvrez /etc/rc.conf et appréciez les commentaires qui s'y trouvent :)

Exemple de code 24 : Ouvrir /etc/rc.conf
# nano -w /etc/rc.conf

Ensuite, sauvez votre fichier et quittez votre éditeur.

Comme vous pouvez le voir, ce fichier est généreusement commenté afin de vous aider à paramétrer les différentes variables relatives à la configuration. Vous pouvez configurer votre système pour qu'il utilise unicode. Vous pouvez aussi définir votre éditeur par défaut et votre gestionnaire d'affichage préféré (gdm ou kdm).

Le fichier /etc/conf.d/keymaps permet de spécifier le type de clavier que vous utilisez.

Exemple de code 25 : Ouvrir /etc/conf.d/keymaps
# nano -w /etc/conf.d/keymaps

La valeur que vous attribuez à la variable KEYMAP détermine la disposition des touches de votre clavier. Si vous choisissez une valeur incorrecte, vous serez surpris quand vous taperez sur votre clavier.

Note : Si vous utilisez un système SPARC avec USB ou un clone de SPARC, vous devrez peut-être sélectionner une disposition clavier "i386" (par exemple "us") au lieu de "sunkeymap".
La plupart des systèmes PPC utilisent des définitions de clavier x86. Si vous voulez utiliser une disposition ADB, vous devez l'activer quand vous compilez votre noyau et ensuite définir une disposition mac/ppc dans /etc/conf.d/keymaps.

Quand vous en avez terminé avec le fichier /etc/conf.d/keymaps, sauvez et quittez.

Ensuite, éditez le fichier /etc/conf.d/clock pour configurer les options relatives à l'horloge :

Exemple de code 26 : Ouvrir /etc/conf.d/clock
# nano -w /etc/conf.d/clock

Si l'horloge de votre PC n'utilise pas l'heure UTC, vous devez ajouter CLOCK="local" à ce fichier sans quoi votre horloge fera des "saut d'heures"

Lorsque vous aurez fini de configurer /etc/conf.d/clock, sauvegardez puis quittez l'éditeur.

Si vous n'installez pas Gentoo sur un système IBM PPC64, poursuivez votre lecture avec l'installation des outils systèmes.

Configurer la console

Note : Ceci ne concerne que les systèmes IBM PPC64.

Si vous utilisez Gentoo sur un système IBM PPC avec une console virtuelle, vous devez décommenter une ligne dans le fichier /etc/inittab pour obtenir une invite sur la console.

Exemple de code 27 : Activer hvc ou hvsi dans /etc/inittab
hvc0:12345:respawn:/sbin/agetty -L 9600 hvc0
hvsi:12345:respawn:/sbin/agetty -L 19200 hvsi0

Veuillez vérifier que la ligne que vous avez activée se trouve bien dans le fichier /etc/securetty.

Poursuivez votre lecture avec l'installation des outils systèmes.



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